lundi 20 août 2007

Ennui

L'ennui relatif qui m'envahit depuis le début du mois d'août me met dans une situation où j'attends continuellement des nouvelles des autres. Mes longues journées se résument bien souvent à me demander si je recevrai enfin le coup de fil, lettre ou commentaire sur MySpace qui, selon moi, traîne depuis un certain temps.

Les soirées poussent parfois l'ennuyé à se plonger dans une douce déprime où il aime bien se vautrer pendant quelques heures. Il s'habrille avec ses pensées grises et retourne vivre à l'infini ce petit moment à la fois futil et marquant. L'ennuyé contrôle l'univers le temps d'une nuit en transformant les événements passés pour qu'ils deviennent gentillement utopiques. L'ennuyé connaît les risques de ce jeu, il ne s'agit pas de sa première excursion dans ses réflexions. Quand la déprime devient trop grande, il la fait fuir en claquant des doigts. Le sommeil demeure la seule véritable rédemption véritable.

Au réveil, il a croit un instant être un peu plus vieux. Avoir de sombres réflexions donne l'illusion d'une certaine maturité puisque l'on sait que le monde dans lequel on vit n'est pas si joli que ça. Il s'agit d'une illusion. Il n'y a rien de plus enfantin que de se laisser aller à la déprime. Il s'agit d'un acte qui empêche de grandir.

L'ennuyé sait très bien qu'il s'agit d'une phase d'une durée de quelques jours. Bientôt, il aura de nouveaux tracas et n'aura pas grand chose à faire des courriers en retards et des petits souvenirs estivaux.

Bientôt, ce sera septembre.

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